La permaculture aux jardins de Hridaya

 

A force de cheminer, il devient évident au delà de toute croyance, que nous et la Nature ne formons qu'un seul grand coeur dont nous sommes chacun une cellule. Jardiner revient à cultiver la Vie avec un grand V. Ainsi, rentrer en méditation active au jardin nous ouvre à l'emerveillement, à la poésie, à la profondeur de qui nous sommes, à l'enthousiasme de créer du beau, Je donne et Je reçois... Cette qualité d'être avec la Nature peut éclore en chacun de nous, par des exercices simples de yoga, par une présence intérieure.

Voici quelques clés, comme des pistes à emprunter:

- Le silence. En effet, aller à la rencontre de la nature, c'est aller à la rencontre de soi-même, comme un miroir. C'est en allant vers l'intérieur de nous-mêmes que nous allons être en connexion avec la subtilité de la nature, avec ce que j'apelle la vibration du silence. Le receptacle que nous sommes en réalité est souvent "trop plein de bruits", les exercices de yoga (respiration, lenteur, calme du mental) sont un bon moyen pour être plus silencieux!

- La disponibilité, faire la paix en soi. Etre à l'écoute du vivant, c'est se laisser « infuser » par le vivant. Si nous sommes empêtrés dans nos émotions ou notre mental, il y aura un épais brouillard entre nous et la réalité subtile de la nature. Par contre, il ne s'agit pas non plus de lutter contre nos pensées ou nos émotions, car la lutte est encore un obstacle. Lorsque elles viennent, on les laisse passer, comme des nuages dans le ciel, sans s'identifier à elles.

- Etre dans le moment présent. Etre dans le millième de seconde du moment présent, laisser le passé et le futur à leur place et pénétrer dans la réalité de l'instant. Là encore le yoga est une aide précieuse pour toucher ces espaces de suspensions, d'éternité.

- Libérer notre corps, retrouver notre simplicité et notre liberté d'enfant. Nous sommes loin de nous en rendre compte, mais nous avons des blocages dans notre façon d'aborder le jardin, la forêt. Ils sont dus à des peurs, à des conditionnements, à des habitudes, à l'idée qu'on se fait du comportement d'un adulte... Déjà, nous avons tendance à suivre des chemins, des techniques, de peur de nous égarer, de "perdre du temps" ou d'être jugé. Créer un jardin mandala, tester des choses a priori absurdes, enlacer un arbre, s'allonger sur la terre, jouer... laisser notre corps manifester ses besoins, être dans la spontanéité et libre comme un enfant sont des sensations à cultiver avec la nature.

- Etre sage dans notre volonté. Vouloir vivre des expériences ou en reproduire certaines déjà vécues nous empêche d'être dans l'ouverture, car cela crée en nous une tension. Affinez votre discernement et trouvez ce qui est juste et bon pour vous et autrui, cultivez cette forme d'écologie intérieure.
 
- Le Coeur.  Plus nous serons dans la pureté de notre cœur, plus nous aurons des chances de rencontrer celle de la nature. Là encore lachez le mental, la méditation amene vers ces états d'être ou le doute n'a plus de place. Vous êtes en unisson avec la plante, l'insecte, le sol... ils vous "comprennent" et vous soufflent de la lumière.
 
- Affiner ses sens. Les sens, la vision, l'ouïe, l'odorat, le goût et le toucher sont des portes d'entrée pour les messages de la nature. Ne chercher pas la clairvoyance mais plutot que chaque parcelle de votre être se laisse pénétrer par un parfum, un éclat sur une goutte d'eau, le son des feuilles au vent...
 
Je serais heureux de vous transmettre cette joie du jardin lors des prochains samedsi matins organisées aux jardins de Hridaya. (cf affiche)
Xavier